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Comment choisir son arme

Armes, optique et munitions pour l’Afrique

Par Jacky Brusson, Armurier Diplômé de l’École de Liège.
Un safari peut représenter un effort financier important. On y part plein d’espérance et, s’il a été bien préparé, il y a toutes chances que, dès son retour, le chasseur ne rêve que d’y repartir. Il serait dommage de gâcher ses chances de succès par un mauvais choix d’armes, optique ou munitions, ou faute du réglage ou de l’entraînement nécessaires.

Le choix du calibre

Le choix du calibre dépend fondamentalement de l’animal à tirer mais aussi de la distance habituelle de tir.

Devant l’extraordinaire diversité de la grande faune africaine, allant du minuscule dik dik de moins de dix kilos au buffle caffer et aux élands d’environ huit cents kilos en passant par les antilopes de toutes tailles – sans oublier l’éléphant - on conçoit que le choix du calibre de l’arme ou des armes à emporter soit délicat. Pour nous y aider, respectons la règle suivante pour tous les animaux à l’exception seulement des plus lourds (élands, buffles et éléphant) : l’énergie de la balle à cent mètres doit être d’au moins 100 kg/m supérieure au poids de l’animal.

A titre d’exemple, l’énergie à cent mètres de la 7x64 est d’environ 290kg/m. On peut tirer avec ce calibre des animaux ne dépassant pas 190 Kg, donc les antilopes légères et moyennes que sont  impala, gazelle.

L’énergie à cent mètres de la 300 Winchester magnum est d’environ 400 kg/m. On peut tirer avec ce calibre des animaux ne dépassant pas 300Kg, donc les hippotragues sables et rouans, les gnous et bubales,…

Dans la pratique, le calibre roi incontesté pour l’Afrique reste le 375 Holland et Holland. Son excellente précision, la vitesse de sa balle voisine de 650 m/seconde à cent mètres, son énergie moyenne de 450 kg/m à la même distance, sa flèche faible à deux cents mètres voisine ou inférieure à dix centimètres pour un réglage à la DRO, font qu’il convient à de nombreuses conditions de tir depuis les petites antilopes (qui peut le plus peut le moins) jusqu’au buffle (c’est parfois le calibre minimum imposé par la réglementation) et même à l’éléphant.

A condition d’épauler bien, son recul est assez facilement supporté par les chasseurs et chasseresses plutôt légers, ce qui n’est pas toujours le cas des calibres plus puissants.

Certes, pour le buffle et surtout l’éléphant, de nombreux chasseurs utilisent maintenant des calibres plus puissants, le .416 Rigby pouvant en particulier être un excellent choix. Le .375 HH reste cependant parfaitement efficace sur ces animaux lourds et résistants, sous réserve d’un bon placement de la balle et de l’utilisation de balles blindées dans tous les cas pour l’éléphant.

Pour un safari ne comportant ni buffle ni éléphant, le 300 Winchester magnum peut être un excellent choix. C’est un calibre très apprécié en particulier des guides sud africains et namibiens pour les safaris limités aux antilopes même lourdes. Si l’on doit tirer un éland, c’est cependant un minimum, imposant pour le moins une balle bien placée.

Dans des gammes de puissance proches, permettant donc de chasser à peu près les mêmes animaux, on trouve le 7 mm Remington magnum, le 8x68 S ; le .300 Weatherby magnum, le .338 Winchester magnum.

Les 9,3x74 R et .30 R Blaser qui sont des calibres de carabines express ne sont guère adaptés à l’Afrique.

Pour un premier safari africain dont les animaux recherchés ne sont que des antilopes ne dépassant pas cent cinquante voire deux cents kilos, le chasseur peut emporter la carabine qu’il utilise peut-être pour ses chasses au grand gibier européen, 7x64, 270 Winchester, 280 Remington (attention ce calibre n’est qu’en carabine semi auto donc interdit en afrique), 9,3x62 en particulier.

Aujourd’hui, les fabricants proposent sur le marché uabitudesn grand nombre de nouveaux calibres très puissants dont l’ensemble nous vient des Etats-Unis. Nous avons pu voir en quelques années apparaître des calibres que l’on peut qualifier d’exotiques et dont certains si ce n’est tous ont été éphémères. La plupart de ces nouveaux calibres ont repris la numéralogie des anciens. C’est ainsi que nous avons pu découvrir un 375 A. Square, un 375 Weatherby ou encore un 416 Remington, un 416 Weatherby et bien d’autres. Cette multiplication des nouveautés s’oppose au souci de trouver des munitions facilement. De ce fait, la sagesse implique de rester traditionnel : si vous manquez de munitions, vous en trouverez facilement en voyage pour votre carabine de calibre « universel ».

Pour conclure sur le calibre, résumons dans un tableau les calibres courants adaptés pour les grands groupes d’animaux africains.

.270 w -7 x 64 : Petite et moyennes antilopes - gazelle - phacochère
7mmRM - 300 WM - .300 Weath. - 8 x 68 S -. 338 WM - 9,3 x 62 : Moyennes et grandes antilopes - léopard - lion
.375 HH - .416 Rigby - .458 WM : Grandes antilopes - lion - buffle - éléphant

Le chasseur ne s’étonnera pas que les guides soient équipés d’armes plus puissantes que le .375 HH - .416 Rigby, Remington ou Weatherby, .458 Lott, voire .470 NE et même plus. Ils doivent en effet être en mesure d’arrêter la charge d’un buffle ou d’un éléphant.


Le choix de la carabine

Choisir une arme pour la chasse en Afrique demande un peu attention à certains critères compte tenu des difficultés que l’on va rencontre dans un milieu rude.

Voici quelques conseils qui vous permettront de mieux aborder le choix de cette nouvelle carabine qui sera votre compagne de chasse et qui vous servira de nombreuses années pendant votre carrière de chasseur de grand gibier.


La culasse

Il faut un système de culasse robuste et une griffe d’extraction large, ce qui permet, dans le cas ou une munition resterait coincée dans la chambre après le tir, de bien agripper le culot de la douille et d’extraire cette dernière sans problème afin de ré-alimenter la suivante. Dans le cas contraire, une petite griffe d’extraction pourrait se dégager de la douille coincée sans l’extraire ; alors, la réalimentation serait impossible, ce qui pourrait mettre votre vie et celle des autres en danger.

La culasse doit être fluide, sa manipulation silencieuse et aisée ; le levier doit être facilement pris en main afin d’avoir un geste naturel. La boule de ce levier peut également avoir un moletage ou quadrillage ce qui, en cas de forte transpiration, permet à la paume de la main de ne pas glisser.


Le poids

Le poids de cette future carabine de calibre adapté au grand gibier recherché ne doit être trop léger. En effet, une arme trop légère relève et son recul se fait plus sentir lors du tir, ce qui vous fera appréhender les coups suivants.

A titre indicatif, on peut conseiller qu’une carabine de calibre 375 HH ne pèse pas moins de 3Kg 400, hors lunette de visée.


La crosse

La crosse doit être assez longue et finie par un très bon sabot en caoutchouc, si possible posséder une joue et avoir une bonne couche. La prise en main doit vous faire ressentir un confort et vous permettre d’aligner les organes de visée sans contrainte de positionnement de la tête.

Si elle est en bois, assurez vous que les fibres sont bien en long surtout entre le fût et la poignée de crosse. N’acceptez jamais une carabine dont un nœud serait apparent près de la poignée. Pour une carabine de très gros calibre, contrôlez les renforts ; au-delà du 375 HH, deux renforts sont nécessaires si un bedding en résine n’a pas été réalisé entre la crosse et le canon.

Le bedding est un lit en résine positionnant le boîtier de culasse parfaitement dans la crosse supprimant ainsi tout jeu qui occasionnerait  un fragilité et une cassure certaine de la crosse, il y a aussi des fabricants qui utilise le bedding tout le long du canon afin que ce dernier ne puisse vibré.


La détente

La détente doit être un peu large et bien placée, pas trop en avant dans le logement du pontet. La double détente ou encore le stecher à la française ne sont pas obligatoires sur une carabine de fort calibre et même parfois déconseillés pour le tir des animaux dangereux, qui se fait toujours à distance modérée. Par contre, il est très important que la détente directe soit bien réglée, sans trop de course avant le départ et surtout quelle ne gratte pas. Il est souvent nécessaire de faire reprendre le départ par un armurier compétent.

Le poids de départ ne doit pas être trop bas pour éviter tout accident par un départ inopiné. Il serait déraisonnable de régler le poids de départ à moins de 1,2 kg.


La sûreté

Le système de sûreté devra avoir une maniabilité rapide, être silencieux et de préférence à trois positions comme dans le cas d’un drapeau de type Mauser mais sur le côté car dans le cas d’un système Mauser d’origine son utilisation est quasi impossible avec une lunette.


Le magasin

Il est préférable d’avoir un magasin plutôt qu’un chargeur car le magasin possède un ressort de planchette élévatrice beaucoup plus ferme que celui d’un chargeur. De plus, il n’y a pas de risque de perdre ou abîmer le chargeur.

Si vous utilisez une carabine ayant un chargeur, il faut en emporter un de rechange.


Les grenadières

Un petit détail qui a son importance concerne la position du pied de la grenadière avant. S’il se trouve sur le fût en bois au niveau de la main gauche (chez un droitier), il risque de vous blesser lors du tir avec une carabine au recul vigoureux. Un anneau de grenadière au canon est bien plus agréable et évite ce genre de petit désagrément. Un grand nombre de fabricants proposent des anneaux démontables. Assurez-vous qu’ils sont de bonne qualité et qu’ils se verrouillent par un petit mécanisme à mollette ; cela vous évitera qu’ils s’ouvrent par inadvertance et que votre carabine tombe quand vous la portez à la bretelle.


La visée

Les organes de visée doivent êtres solides. Un seul feuillet de hausse est suffisant. Certaines carabines et principalement les très anciennes possèdent des hausses à trois feuillets. Il faut rappeler que certaines armes n’étaient pas équipées d’optique et que ce type de hausse permettait de faire des tirs à grandes distances. Aujourd’hui, il est rare qu’une arme ne reçoive pas une lunette pour les tirs à moyenne et grande distances.

Le guidon doit être placé dans son porte guidon en queue d’aronde longitudinal, ce qui en cas de choc latéral évite un déréglage. Ceux  placés latéralement sont à proscrire sauf si un protège guidon solide est mis en place.

La forme de la hausse la plus aisée visuellement est un V bien ouvert permettant  d’inscrire dans le bas de ce V le guidon en forme de rond.

En observant tous ces petits détails, vous pourrez mieux affiner votre choix parmi les armes proposées sur le marché. Il ne s’agit que de conseils et non d’obligations, chaque chasseur pouvant avoir ses préférences ou habitudes


Les types d’armes

Avec quel type d’armes partir en voyage, carabine double express, carabine démontable ou carabine conventionnelle ?

Les chasseurs n’utilisent plus guère en Afrique de carabines double express, ne fût-ce que parce qu’elles ont une précision toute relative au-delà de soixante mètres, en raison des problèmes de convergence des canons. Les carabines à verrou équipées de lunette de visée ont en tout cas une beaucoup plus grande précision à moyenne et grande distance.

L’explosion du marché de la carabine démontable incite un grand nombre de chasseurs à les utiliser. Ces carabines offrent souvent la possibilité des changer les canons donc de pouvoir changer de calibre. Elles sont généralement assez bien étudiées et l’on peut avoir confiance dans leur mécanisme et dans la régularité de la remise en place parfaite du canon au remontage. Ces mécanismes ne supportent cependant pas les très gros calibres, supérieurs au 375 HH sauf dans quelques marques prestigieuses à des prix également prestigieux.

Ce type d’arme a aussi l’avantage de voyager dans des étuis plus courts, donc plus discrets et plus légers.

La carabine conventionnelle à verrou offre une grande résistance ou rusticité, une grande fiabilité mais il est impossible d’avoir avec soi un deuxième canon. Il faut donc emporter une autre arme si l’on décide d’utiliser deux calibres différents. Les forts calibres sont acceptés sans aucune réserve sur les types de mécanisme magnum.


Choix de l’optique de tir

Tout comme pour la carabine, il faut choisir une optique de qualité. N’hésitez pas à mettre dans une lunette le prix nécessaire à l’obtention de cette qualité. La solidité est l’un des premiers critères à retenir. Achetez de préférence une optique dont le réticule est gravé au laser sur une lentille et donc incassable. Veillez également à choisir un corps de type mono bloc, ce qui a pour avantage d’obtenir une étanchéité à l’humidité et surtout à la poussière.

Ne perdez pas de vue que vous serez à plusieurs milliers de kilomètres de votre armurier et qu’il est toujours frustrant de finir un safari avec la carabine de son guide

Achetez de préférence une lunette à rail car il est important qu’elle ne bouge pas au tir. Dans le cas d’une lunette à colliers et si le montage a mal été effectué, votre lunette avancera lors du tir, ce qui occasionnera un dérèglement. Lors d’un montage pivotant, le rail augmente la hauteur de mise en joue de quelques millimètres mais cela est préférable.

On utilise le plus souvent des lunettes à grossissements variables. Le choix du grossissement dépend de la distance de tir et donc souvent du calibre. La plus utilisée est incontestablement la 1,5 à 6 avec une sortie de 42 mm. Elle offre un choix de grossissements convenant à toutes sortes de tirs à petites et grandes distances. Sur une carabine de très gros calibre comme le .416 Rigby, le grossissement 1,25 à 4 est suffisant car ce calibre est destiné à des tirs à plus courtes distances ; en outre, le champ est plus large de dix mètres.

Le réticule idéal est le n° 4 ou 4 A. Il s’agit d’une croix  fine en son centre et de trois autres barres plus grosses sur les côtés droit et gauche ainsi qu’à la verticale inférieure, ce qui permet une visée rapide et précise. La différence entre ces deux reticules n’est qu’un écart des branches horizontales.

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